A. se tient assise sur une terrasse branchée du centre ville. Une pink elephant entre les lèvres, un cappuccino sur la table et le nouveau apple vert pomme portable sur les genoux. Ses cheveux sont longs à présent. C'est vrai qu'elle s'était promi de ne plus les couper. Ils sont d'avantages clairs il me semble. Etant donné la luminosité aveuglante, des ray-ban reposent sur son nez autant aquilin qu'il y a 10ans.... Un longchamps gris, est accroché au dossier de sa chaise en osier, en sortant des tonnes de dossiers, et le dernier Vogue... Un chemisier blanc, ' braillé ' dans son slim taille haute bleu marine.
L. dépasse maintenant les 1m66. Et est descendu au dessous des 50kilos, je me fais peut être des films, étant donner la couche épaisse de vêtements dépareillés qui recouvre son corps, et ses couleurs qui ne vont vraiment pas ensemble, jouent éventuellement un rôle de trompe l'½il. Ses cheveux sont vraiment étranges. Des fils dépassent de tous côté, des amalgames poisseux de cheveux deviennent coniques sur la fin, reliés par un élastique à confiture. Elle s'assied sur la table en face. Entourée d'un gang de gars, brûlant des cubes marrons, les effritant dans le creux de la pomme de la main, puis, roulant. Des rires agacants et poignant résonnent.
N. porte des chaussures aussi étranges qu'en 2008. Mais non similaires à celles-ci. Plus soft, plus chères. Elle doit bien gagner sa vie maintenant. Je crois qu'elle publie des poèmes sombres, appréciés des adolescents en manque de fun. Un sac en bandoulière de vieux groupes Rock n roll. Il en dépasse un magasine vintage de décoration, et un livre de Rimbaud. Black devils entre les doigts, une fumée grisâtre la suit. Elle porte un slim noir, extrêmement prés du corps, et un décolleté pigeonnant. Qu'elle est belle. Elle se balade seule, le regard fixe. Un sourire aux lèvres entrouverte...